Actions territoriales menées dans le domaine de la santé
Saint-Germain-la-Campagne veille sur ses habitants.
La municipalité normande a mis en place une cellule de veille pour ses concitoyens isolés géographiquement.
« Il s’agit de lutter contre les difficultés liées à l’isolement que peuvent
rencontrer les habitants à certaines périodes, en cas de grand froid, de forte chaleur, ou même au
quotidien. », résume Josiane Monnier, adjointe au Maire de Saint-Germain-la-Campagne, petite commune de 800 habitants de l’Eure.
« Nous disposons à la mairie, de trois lignes de téléphone. Les élus ou les agents du centre communal d’action sociale (CCAS)
peuvent appeler des foyers que nous avons précédemment recensés comme susceptibles de se trouver en difficulté, en raison de leur
position géographique, avec une route impraticable, à cause d’un handicap, d’une maladie ou du grand âge d’une personne. »
Un
référent par hameau.
En pratique, si ces citoyens ne répondent pas à un appel téléphonique, un agent ou un élu se déplace à leur domicile pour s’informer de la situation. Inversement, ceux recensés peuvent appeler la cellule de veille s’ils ont besoin d’un médicament, d’aide pour déblayer une route ou rétablir l’électricité, s’ils n’ont plus de gaz, de pain, etc. Les premiers appels ont ainsi été passés dès mi-décembre, à l’occasion de la période de grand froid et de neige. Les élus ont fait du porte-à-porte et recensé quelque soixante-dix foyers ou individus, qui avaient été repérés par le CCAS.
Les représentants de la municipalité les ont invités à remplir, librement, une fiche confidentielle comportant leur âge, le nom des personnes à prévenir en priorité, celui du médecin traitant, de l’aide ménagère qui s’occupe éventuellement d’eux, et de signaler si elles disposent d’une autre possibilité d’alerte, de parler de leurs problèmes de santé, de déplacement et de toute situation à laquelle ils pourraient être éventuellement confrontés.
L’initiative ayant été favorablement accueillie, une fois la surprise passée, les élus ne veulent pas en rester là. Ils ont décidé de nommer prochainement un référent dans chaque hameau du village. « Plus proche et joignable en permanence, il pourra intervenir au plus vite en cas de problèmes », se félicite Josiane Monnier.
Patrick Bottois
La Gazette – 15 février 2010