Actions territoriales menées dans le domaine de la santé
Un film de Cécile Philippin, avec la collaboration d'Irène Phllippin.
Projection à 20h, salle de la Visitation, suivi d’un échange avec le Dr Dufumier psychiatre au Centre Hospitalier Sainte-Marie.
Note des auteures du film
"Comment vivre avec une schizophrénie ? Comment en parler ? Comment gérer le lien avec les soignants, avec la famille, avec les autres ?
En nous lançant dans ce projet en février 2011, nous étions avant tout conscientes de nos fragilités : un premier film, un contexte psychiatrique difficile et
surtout deux grandes inconnues : notre solidité à chacune et l’accu
eil des soignants.
Nous avions heureusement aussi conscience de nos atouts : une grande proximité affective, nos situations de patiente et de parente qui facilitaient le contact avec l’hôpital, une forte détermination à questionner et à informer, et enfin l’investissement et les conseils précieux de proches, réalisateurs et producteurs.
Nous avons voulu faire de ce document un témoignage familial et un portrait, plutôt qu’un film « sur » la schizophrénie. La caméra se fait rapidement oublier, au service des visages, des regards et de la sincérité des mots.
Au final, tous les intervenants ont pu livrer, en confiance, une parole rarement entendue, celle d’une patiente décrivant avec lucidité et précision sa pathologie, celle d’une mère combattant la culpabilité, d’une fratrie avouant des années de déni, d’une voisine généreuse qui porte secours sans jugement, d’une infirmière dans son travail de soutien au quotidien…
L'intervention de Jean-Pierre Olié, professeur de médecine et chef de service à l’hôpital Sainte-Anne, nous a permis de compléter ces témoignages par un exposé clair et concis de la pathologie.
C'est finalement la compréhension mutuelle et la bonne volonté de tous qui nous ont permis d'illustrer aussi fidèlement que possible ce que nous voulions montrer : la nécessité du soin médical et du traitement chimique mais dans le maintien d’une alliance thérapeutique solide et sincère autour des malades psychiques.
Durant toute la fabrication du film, cette alliance a existé et s’est même renforcée, entre Irène et ses proches, entre Irène et ses soignants, et même entre les soignants et la famille : une alliance fondée sur l’empathie, sur la reconnaissance des souffrances d'Irène et des capacités de chacun à la soutenir, mais aussi sur un désir commun d’informer, de sensibiliser et de questionner."